Plutôt qu’un menu complet, les consommateurs optent plus souvent pour un plat et un dessert, selon l’étude de Gira Conseil pour l’opération « Tous au restaurant ».

Au restaurant, commander entrée, plat et dessert devient moins fréquent. Seuls 14% des Français le font, selon l’étude menée par Gira Conseil pour l’opération « Tous au restaurant », placée sour l’égide d’Alain Ducasse et qui se déroulera du 22 au 28 septembre avec un menu offert pour un payé. Par souci d’économie avant tout. Et la gourmandise les pousse plutôt vers le sucré. A 80%, les convives optent ainsi pour un plat et un dessert.

Par ces temps de crise, où les restaurateurs sont sous pression , les consommateurs reconnaissent aller moins souvent dans des établissements gastronomiques. Mais lorsqu’ils s’y rendent, le prix est un frein moindre qu’avant. Il faut dire qu’ils sont plus nombreux que l’an dernier à juger qu’un restaurant peut proposer de la cuisine gastronomique entre 36 et 50 euros. « Les Français ne veulent pas faire l’impasse sur l’exception », estime Bernard Boutboul, le fondateur du cabinet Gira Conseil. Leur envie de s’attabler dans ce type d’endroits est portée par les évolutions du secteur. Plus d’un Français sur deux considère que la gastronomie française va vers plus de modernisme.

Le boom des « food reporters »

Pour savoir où aller, le public consulte d’abord Internet, à 46%. Les conseils de l’entourage sont prisés par près d’une personne sur quatre. 16% seulement s’en réfèrent à des guides. A noter, cependant, que ces derniers ont leurs propres versions Internet, facilement accessibles gratuitement.

Sur place, les smartphones sont souvent de sortie. Mais pas uniquement pour de mauvaises raisons, comme de consulter sms et courriel plutôt que de participer à la conversation. Les Français se rêvent en effet en « food reporters ». 58% les utilisent pour réaliser des photos de leurs plats. Et ils sont plus de 6 sur 10 à commenter leur expérience culinaire sur les réseaux sociaux. Bonne nouvelle pour la profession, ce sont plutôt les expériences satisfaisantes qui les poussent à mitrailler leur assiette.

Au moment de l’addition aussi, gare aux idées reçues. Lorsqu’un couple se trouve en tête à tête, le paiement se fait à 48,2% par l’un ou l’autre, même si c’est l’homme qui règle dans tous les autres cas. « La carte sans prix semble presque d’un autre temps », remarque Bernard Boutboul. A plusieurs, la division se fait naturellement par le nombre de convives. A moins qu’un seul n’invite tout le monde. Il n’y a, selon l’étude, que 11,8% des gens à attendre que chacun règle ce qu’il a consommé précisément. La thématique du fameux sketch de Muriel Robin fait moins recette.

@ClotildeBriard

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