Mini Chroniques Culinaires by Arno Roch-copie-4

 

Arrivée progressivement dans les cafés à la seconde moitié du 19e siècle, la crème de cassis est ajoutée au Vermouth de Chambéry, très populaire à l’époque, ainsi qu’au vin blanc de comptoir souvent un peu acide : cet ajout lui apporte moelleux et fruité.

Au début des années 1950, le député maire de Dijon, le Chanoine Kir, homme politique d’envergure, pittoresque et haut en couleurs, prend l’habitude d’offrir à ses invités le "blanc cassis" : alliance de Bourgogne aligoté et de cassis de Dijon.

 

Le 20 novembre 1951, sur papier à en-tête de l’Assemblée Nationale, le Chanoine Kir rédige le courrier suivant :

 

"le Chanoine Kir, député-maire de Dijon, déclare donner en exclusivité à la Maison Lejay Lagoute, représentée actuellement par Roger Damidot, le droit d’utiliser son nom pour une réclame de cassis, dans la forme qu’il lui plaît et notamment pour désigner un vin blanc cassis".

 

Forte de cet accord, la Maison Lejay Lagoute dépose la marque "un KIR®" dès mars 1952.

 

Souvent enviée, la marque appartient définitivement à la société Lejay Lagoute depuis l’arrêt de la cour de cassation d’octobre 1992.

 

 

Le Kir Royal®, l’incontournable

Alliance subtile de macérations de baies de cassis et de vin effervescent français soigneusement sélectionné, Kir Royal® ne contient ni ajout d’eau, ni colorant et est garanti sans conservateurs.

 

Kir Royal® offre une alternative contemporaine, fruitée et équilibrée, avec un produits gourmand, tout en rondeur.

 

Kir Royal® est l’expression unique du savoir-faire de Lejay-Lagoute, créateur de la crème de cassis à Dijon en 1841.

 

Variantes :

Le communard autre apéritif bien connu de la campagne dijonnaise, est à base cette fois de vin rouge de Bourgogne et de crème de cassis.

 

Le cardinal est à base de vin rouge fort (souvent de Bordeaux) et de crème de cassis (sa couleur rappelle la pourpre cardinalice).

 

Le kir royal, où le vin blanc est remplacé par du Crémant de Bourgogne.

 

Le kir impérial se prépare avec une larme de marc de champagne, de la crème de mûre et du champagne.

 

Le kir breton et le kir normand se préparent avec du cidre.

 

Le kir savoyard se prépare avec un blanc de Savoie (en particulier la roussette de Savoie, l'apremont, ou l'ab

ymes).

 

Le Double K, créé à l'occasion de la rencontre entre le chanoine Kir et Nikita Khrouchtchev : vin blanc, crème de cassis et vodka.

 

En Alsace, on utilise souvent du crémant d'Alsace en lieu et place du vin blanc.

 

Dans le Médoc, on utilise souvent du rosé à la place du vin blanc. On appelle cela le « kir médocain ».

 

Dans la Drôme, on le prépare normalement avec de la Clairette de Die.

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